Scie sauteuse
Ca fait un petit moment que j'ai envie de consacrer un article à cette saga. Donc, aujourd'hui je me lance.



La Saga SAW en est à son troisieme volet, bientôt agrémenté d'un quatrieme qui sortira à la fin de l'année. Elle met en scène Jigsaw, le tueur au puzzle, qui soumet des individus lambda à des situations atroces, où pour survivre, ils devront avoir, tout simplement, l'envie de vivre, et de souffrir pour cela. Vivre ou mourir, il faut choisir. Et le choix n'est évidemment pas simple, tant Jigsaw conçoit des pièges aussi monstrueux qu'ingénieux.
Les trois films sont articulés autour des thèmes suivants: Qui est Jigsaw (Saw), pourquoi se comporte-t-il ainsi (Saw 2), jusqu'où peut-il aller (Saw 3).
Précisons-le tout de suite, les films sont d'une violence morale inouie. Les choix soumis sont souvent ignobles, et les morts assez spectaculaires. Ce n'est pas pour rien que Saw 1 et 2 ont été interdits aux moins de 16 ans, et que Saw 3 est le SEUL film non-pornographique de l'histoire du cinéma a avoir été interdit aux moins de 18 ans pour sadisme et tortures constants...
Reste qu'au-delà de ça, Jigsaw est certainement le tueur le plus inventif que j'aie jamais vu au cinéma, ainsi que le plus complexe. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les twists finaux sont tout simplement incroyables, tant on s'apercoit que le scénario est maitrisé de bout en bout. Bouchers ou génies, les scénaristes ont sûrement une case en moins...
Saw 1 est à mon sens un film culte. Avec un budget clairement rachitique, qui a quand même permis de sortir du placard 2 ex-stars, Danny Glover et Carry Elwes, la facon de forcer les victimes à manifester leur désir de vivre à tout prix ne s'arrête pas à un simple amusement sadique. Ceux qui survivent (enfin, celle) ne verra clairement plus jamais la vie de la même façon.
Saw 2 est un ton en-dessous. L'histoire d'incarcération des 7 personnes n'a pas un immense intérêt, enfilant clichés et stéréotypes. Mais la confrontation John Kramer/Eric Mason est fascinante. La maladie qui ronge Kramer a obliteré son rapport au temps, et son but est de forcer les autres à manifester leur volonté de vivre. C'est en cela que Kramer est troublant, quelque part c'est un bourreau humaniste. Cela dit, on n'oublie jamais que nul n'a le droit d'être juge du droit de l'autre à vivre, ni d'être le bourreau.
Saw 3 est mon preferé. Par-delà le sadisme monstrueux de la situation, l'histoire est réussie et aboutie en tous points. Le rapport de Kramer à Amanda est fascinant. Amanda est une authentique meurtriere, puisque ses 2 pieges ne laissent aucun espoir de salut aux victimes. En cela, Kramer la méprise, et le fait qu'il la mette une derniere fois à l'épreuve est tout simplement fascinant. Quant à la parabole sur le pardon, je suis resté admiratif. Peut-on, et même doit-on pardonner à un monstre? La question est biaisée, car on suspecte que la mort de Jigsaw aurait des conséquences inattendues et monstrueuses. Mais la question reste entière, et je n'adhère pas à la politique qui veut le mysticisme qui impregne le film soit puant. Je le trouve au contraire maitrisé et pas vraiment malsain.
Bref, Saw est une excellente trilogie, déconseillée aux âmes sensibles, mais redoutable de perversion et de maestria, y compris du point de vue de la mise en scène, notamment le 3 qui rappelle les Giallos italiens.



La Saga SAW en est à son troisieme volet, bientôt agrémenté d'un quatrieme qui sortira à la fin de l'année. Elle met en scène Jigsaw, le tueur au puzzle, qui soumet des individus lambda à des situations atroces, où pour survivre, ils devront avoir, tout simplement, l'envie de vivre, et de souffrir pour cela. Vivre ou mourir, il faut choisir. Et le choix n'est évidemment pas simple, tant Jigsaw conçoit des pièges aussi monstrueux qu'ingénieux.
Les trois films sont articulés autour des thèmes suivants: Qui est Jigsaw (Saw), pourquoi se comporte-t-il ainsi (Saw 2), jusqu'où peut-il aller (Saw 3).
Précisons-le tout de suite, les films sont d'une violence morale inouie. Les choix soumis sont souvent ignobles, et les morts assez spectaculaires. Ce n'est pas pour rien que Saw 1 et 2 ont été interdits aux moins de 16 ans, et que Saw 3 est le SEUL film non-pornographique de l'histoire du cinéma a avoir été interdit aux moins de 18 ans pour sadisme et tortures constants...
Reste qu'au-delà de ça, Jigsaw est certainement le tueur le plus inventif que j'aie jamais vu au cinéma, ainsi que le plus complexe. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les twists finaux sont tout simplement incroyables, tant on s'apercoit que le scénario est maitrisé de bout en bout. Bouchers ou génies, les scénaristes ont sûrement une case en moins...
ATTENTION, SPOILERS DESTINES AUX "INITIES"
Saw 1 est à mon sens un film culte. Avec un budget clairement rachitique, qui a quand même permis de sortir du placard 2 ex-stars, Danny Glover et Carry Elwes, la facon de forcer les victimes à manifester leur désir de vivre à tout prix ne s'arrête pas à un simple amusement sadique. Ceux qui survivent (enfin, celle) ne verra clairement plus jamais la vie de la même façon.
Saw 2 est un ton en-dessous. L'histoire d'incarcération des 7 personnes n'a pas un immense intérêt, enfilant clichés et stéréotypes. Mais la confrontation John Kramer/Eric Mason est fascinante. La maladie qui ronge Kramer a obliteré son rapport au temps, et son but est de forcer les autres à manifester leur volonté de vivre. C'est en cela que Kramer est troublant, quelque part c'est un bourreau humaniste. Cela dit, on n'oublie jamais que nul n'a le droit d'être juge du droit de l'autre à vivre, ni d'être le bourreau.
Saw 3 est mon preferé. Par-delà le sadisme monstrueux de la situation, l'histoire est réussie et aboutie en tous points. Le rapport de Kramer à Amanda est fascinant. Amanda est une authentique meurtriere, puisque ses 2 pieges ne laissent aucun espoir de salut aux victimes. En cela, Kramer la méprise, et le fait qu'il la mette une derniere fois à l'épreuve est tout simplement fascinant. Quant à la parabole sur le pardon, je suis resté admiratif. Peut-on, et même doit-on pardonner à un monstre? La question est biaisée, car on suspecte que la mort de Jigsaw aurait des conséquences inattendues et monstrueuses. Mais la question reste entière, et je n'adhère pas à la politique qui veut le mysticisme qui impregne le film soit puant. Je le trouve au contraire maitrisé et pas vraiment malsain.
Bref, Saw est une excellente trilogie, déconseillée aux âmes sensibles, mais redoutable de perversion et de maestria, y compris du point de vue de la mise en scène, notamment le 3 qui rappelle les Giallos italiens.
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