Douce Franceuh...

Publié le par Vassili

J'apprends qu'hier soir, à la porte d'Auteuil, pour la fête de la musique, Faudel a été sifflé et hué. Motif: soutien à Nicolas Sarkozy. J'imagine que c'est cette même frange (je me demande s'il n'y a pas un "r" de trop) de la population qui a manifesté après son éléction.

Démocratie:
Gouvernement du peuple par le peuple. Plus concrètement régime dans lequel tous les citoyens possèdent à l'égard du pouvoir un droit de participation (vote) et un droit de contestation (liberté d'opposition).

Je rappelle cette définition à l'intention de tous ceux-là, qui se croient autorisés à mépriser les 20 millions de français qui se sont exprimés et leur soutien people. Soyons cohérents: que faudrait-il alors faire aux peoples soutiens de la gauche, battue aux éléctions? Les lapider? C'est d'un ridicule et d'un pathétique achevé.

On en arrive à un système pervers où si l'on ne soutient personne, on est un irresponsable, mais si on ne soutient pas le candidat de gauche, on est bon à jeter aux orties. Rappelez-moi qui critiquait la pensée unique? Ca me rappelle Madame Aubry qui sur RTL avant le second tout décrétait que la droite avait toujours eu tout faux et la gauche tout juste. Superbe exemple d'arrogance, de sectarisme. Et de violence envers Nicolas Sarkozy dont elle caricature la personne et le projet. Jusqu'à avoir du mal à reconnaître en lui un candidat républicain! Je vais être très clair: je n'ai AUCUNE sympathie envers Le Pen. Il n'empêche qu'à partir du moment où il a ses 500 signatures, il est un candidat républicain. Et Chirac n'aurait pas dû refuser un débat entre les deux tours en 2002.

Ce n'est pas là, en aucune façon, la pensée d'un homme de droite. C'est l'appel d'un fervent soutien de la démocratie au respect de cette dernière, des divergences d'opinion, dans l'estime mutuel, l'échange fructueux. Parce que ce qui finira par tuer notre pays, c'est le clivage imbécile dont ce genre de comportement est l'exemple.

Dernier point: j'ai entendu Juppé ce matin sur Europe 1. A titre personnel, j'ai été vraiment surpris par sa défaite. Il reste un homme d'Etat d'envergure, qui aura payé les errances des autres à deux reprises. Il y a de quoi être abattu, c'est vrai. Mais j'avoue que lorsque j'ai lu sur son blog qu'il considérait que les français lui avaient une mauvaise surprise, ce n'était pas à lui de le dire. Et j'ajoute que ce matin il était manifestement aigri et amer. Certes la défaite fut cruelle. Mais j'aurais cru qu'un politicien aussi rompu aux arcanes du pouvoir aurait encaissé la chose avec plus de pragmatisme.
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Publié dans Investigations

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