Et ta soeur?
Depuis quelques temps, en cette période troublée d'élections (mes pauvres enfants, dans quelle époque vit-on?), on voit apparaitre les premiers comités de soutien.
Qu'est-ce qu'un comité de soutien?
Et bien c'est une espèce de groupuscule, generé spontanément, comme une espece de putréfaction ou de gangrène insidieuse, qui rassemble des "artistes " (j'ouvre, comme dirait l'autre, les guillements avec des pincettes), désireux de manifester leur soutien à un candidat à l'érection pestilentielle (c'est achement bien foutu, ca se serait appelé "boudin noir et opinel" c'était fichu).
Ainsi donc, ces "artistes" (pardonne-moi, Lully, je ne le pensais pas) se réunissent pour applaudir comme des otaries (je tiens à m'excuser auprès de la communauté otarie que je sais nombreuse à me lire pour cette image) un candidat quelconque, en échange d'une sardine, laquelle revêt souvent la forme d'un privilège quelconque. On rapporte pourtant que certaines otaries fuiraient vers le Lac Léman, ce qui montre que cet animal est ingrat s'il n'est pas nourri grassement et en abondance, et surtout à quel point cette sinistre bête est venale.
Ainsi donc, on peut voir, par exemple, pour ne citer qu'eux, Lambert Wilson, Pierre Arditi, Doc Gyneco, Anne Roumanoff et autres Johnny Hallyday venir assurer, le groin humide de larmes sincéres, un candidat X de tout leur soutien.
La question du jour, sur ce blog dont les pertinentes analyses ont fait la réputation (ainsi que la modestie indiscutable de son auteur), est donc la suivante, et je réclame toute votre attention:
QU'EST-CE QU'ON EN A CARRER?
Sans être trivial (trop tard), le soutien de ces tocards de seconde zone qui viennent avidement lécher une main présidentiable dans l'espoir de pouvoir par exemple retrouver un plateau de tournage en échange, quel poids représente-t-il?
Y'en aurait-il vraiment qui voterait Sarkozy ou Royal parce qu'Arthur ou Charles Berling leur ont dit de le faire?
Soyons sérieux, quel genre de mégalomane faut-il être pour penser que son opinion peut convertir les masses, ou pis encore, penser que son opinion est suffisament pertinente pour entraîner un vote.
Il ne leur est pas demandé de faire de la politique, mais d'exercer leur "art". Je ne crois pas que Sarko saute à travers un cerceau enflammé, ou que Segolène aille jouer "les précieuses ridicules"... (encore que pour quelques fois je suis presque convaincu qu'ils le feraient, pardon je rectifie, que tout politique le ferait).
La palme revenant à nos chers rappers, ces nouveaux Baudelaire et Mallarmé, incapables d'aligner, pour la majorité d'entre eux, une chanson en entier sans l'émailler de fautes d'orthographe à en faire frémir d'horreur Maître Gallibert et Pivot réunis, ces oubliés des Dicos d'or et du Bescherelle, ces parias du Bled.
Et bien ces jeunes gens se sont mis en tête d'envoyer des jeunes démotivés par la politique dans les bureaux de vote. Initiative louable s'il en est, la démocratie restant le pouvoir du peuple.
Mais leur discours se double en général de tirades enfievrées et politisantes, où dans un argumentaire digne de Zola ils envoient X ou Y se faire enculer et... c'est tout.
A toi, "artiste" avec un petit "a" mais un monstrueux ego, à toi le baladin ou le menestrel, toi qui tient entre tes mains le pouvoir insensé de subjuguer le peuple et de lui ouvrir les yeux, non par tes idées médiocres mais par ton talent, immense le cas échéant.
A toi, qui non seulement balbutie ton talent, mais en plus roule dans la fange un art auquel tu dois tout, lui preferant une gloriole ephemere pour soutenir des idées auxquelles tu ne pipes pas un mot.
A toi, donc, "artiste" moderne pas même digne d'en porter le titre, j'adresse un vigoureux, un énergique, un desesperé: Merde.
Qu'est-ce qu'un comité de soutien?
Et bien c'est une espèce de groupuscule, generé spontanément, comme une espece de putréfaction ou de gangrène insidieuse, qui rassemble des "artistes " (j'ouvre, comme dirait l'autre, les guillements avec des pincettes), désireux de manifester leur soutien à un candidat à l'érection pestilentielle (c'est achement bien foutu, ca se serait appelé "boudin noir et opinel" c'était fichu).
Ainsi donc, ces "artistes" (pardonne-moi, Lully, je ne le pensais pas) se réunissent pour applaudir comme des otaries (je tiens à m'excuser auprès de la communauté otarie que je sais nombreuse à me lire pour cette image) un candidat quelconque, en échange d'une sardine, laquelle revêt souvent la forme d'un privilège quelconque. On rapporte pourtant que certaines otaries fuiraient vers le Lac Léman, ce qui montre que cet animal est ingrat s'il n'est pas nourri grassement et en abondance, et surtout à quel point cette sinistre bête est venale.
Ainsi donc, on peut voir, par exemple, pour ne citer qu'eux, Lambert Wilson, Pierre Arditi, Doc Gyneco, Anne Roumanoff et autres Johnny Hallyday venir assurer, le groin humide de larmes sincéres, un candidat X de tout leur soutien.
La question du jour, sur ce blog dont les pertinentes analyses ont fait la réputation (ainsi que la modestie indiscutable de son auteur), est donc la suivante, et je réclame toute votre attention:
QU'EST-CE QU'ON EN A CARRER?
Sans être trivial (trop tard), le soutien de ces tocards de seconde zone qui viennent avidement lécher une main présidentiable dans l'espoir de pouvoir par exemple retrouver un plateau de tournage en échange, quel poids représente-t-il?
Y'en aurait-il vraiment qui voterait Sarkozy ou Royal parce qu'Arthur ou Charles Berling leur ont dit de le faire?
Soyons sérieux, quel genre de mégalomane faut-il être pour penser que son opinion peut convertir les masses, ou pis encore, penser que son opinion est suffisament pertinente pour entraîner un vote.
Il ne leur est pas demandé de faire de la politique, mais d'exercer leur "art". Je ne crois pas que Sarko saute à travers un cerceau enflammé, ou que Segolène aille jouer "les précieuses ridicules"... (encore que pour quelques fois je suis presque convaincu qu'ils le feraient, pardon je rectifie, que tout politique le ferait).
La palme revenant à nos chers rappers, ces nouveaux Baudelaire et Mallarmé, incapables d'aligner, pour la majorité d'entre eux, une chanson en entier sans l'émailler de fautes d'orthographe à en faire frémir d'horreur Maître Gallibert et Pivot réunis, ces oubliés des Dicos d'or et du Bescherelle, ces parias du Bled.
Et bien ces jeunes gens se sont mis en tête d'envoyer des jeunes démotivés par la politique dans les bureaux de vote. Initiative louable s'il en est, la démocratie restant le pouvoir du peuple.
Mais leur discours se double en général de tirades enfievrées et politisantes, où dans un argumentaire digne de Zola ils envoient X ou Y se faire enculer et... c'est tout.
A toi, "artiste" avec un petit "a" mais un monstrueux ego, à toi le baladin ou le menestrel, toi qui tient entre tes mains le pouvoir insensé de subjuguer le peuple et de lui ouvrir les yeux, non par tes idées médiocres mais par ton talent, immense le cas échéant.
A toi, qui non seulement balbutie ton talent, mais en plus roule dans la fange un art auquel tu dois tout, lui preferant une gloriole ephemere pour soutenir des idées auxquelles tu ne pipes pas un mot.
A toi, donc, "artiste" moderne pas même digne d'en porter le titre, j'adresse un vigoureux, un énergique, un desesperé: Merde.
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