Mediatissime 4, la revanche du fils de la vengeance
Tiens, une fois n'est pas coutume (ca se saurait), parlons de ce lien obscur et pervers qui unit médias et politique.
Vous avez tous entendu parler du scooter de Sarkozy, enfin de son fils. Ce qui nous avait valu, lundi soir sur TF1 (excusez-moi, je vais me laver la bouche, j'ai nommé cette chaîne), un trait d'esprit sans appel d'un jeune bobo fier de faire du bruit: "ouais mon fils s'est fait voler son scooter j'ai pu recuperer un poil de fesse de l'agresseur vous pouvez faire quelque chose?".
Il est vrai que l'incident est aussi déplorable que déplace, et que mobiliser les RG pour quelque chose de si dérisoire est proprement scandaleux.
Donc, depuis une semaine, la presse s'en donne à coeur joie, sur la double casquette ministre/candidat, Sarko est une crapule, etc.
La palme revenant aux guignols de l'info, tristement bien nommés, qui la semaine derniere caricaturant la série à succès "Les Experts" montraient un Sarko plus occupé à retrouver le scooter de son fils qu'à arrêter un pédophile ayant tué 22 gosses. On appréciera la délicatesse de l'humour et l'atteinte monstrueuse à un type qui, s'il n'est pas exempt de tous reproches, loin s'en faut, n'en est quand même pas là, je pense.
Or, si l'opposition (quelle opposition? mais si vous savez les types qui critiquent au lieu de construire... misère...) a stigmatisé cette fameuse double casquette, personne n'avait ouvertement commenté l'incident scooter, fait qui faisait quand même un peu tiquer...
Et bien la lumière est venue ce matin du Parisien. C'est bien la première fois que je l'achète, tiens, mais c'est bien le dernier endroit où je pensais trouver de l'info objective...
Le Parisien, où l'on apprend qu'Hollande et Royal avaient fait LA MEME CHOSE en 2003... Leur fils s'était fait agresser pour se faire voler son scooter. Vous allez me dire, les faits ne sont pas les même. Certes. MAIS le couple PS a non seulement sollicité les RG, mais aussi une division de la police scientifique...
Et bizarrement, cette info va repartir dans le warp aussi vite qu'elle en est sortie... C'est dommage, on va encore taxer les médias de partialité, eux qui revendiquent si fort leur eth... ehti.. ah non c'est vrai, ils ne connaissent pas le mot "éthique".
Précisons d'ailleurs que le Parisien revele que nombre de politiques, chanteurs, artistes, chefs d'entreprises, et ce de tous bords politiques, recourent régulièrement à ce genre de méthode.
Donc un coup de chapeau au journaliste qui a eu les cojones de sortir ça.
Je conclurai sur un constat effarant: il y a quelques années déjà, j'ai prêté assistance à la rédaction d'un rapport, devant le Conseil Economique et Social, sur la protection des citoyens face au développement des médias. Etude durant laquelle, d'ailleurs, certains journalistes avaient revelé qu'ils connaissaient depuis toujours l'existence de Mazarine, mais qu'ils ne l'avaient jamais revelé, sous la pression ou... parce que ca n'aurait pas interessé le chaland.
Passons.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est que la conclusion évidente de ce rapport était que les médias devaient se nantir d'un organe déontologique et éthique, qu'ils n'ont pas à l'heure actuelle. Oui, oui, vous avez bien lu. Ils peuvent alléguer le secret des sources devant les tribunaux, raconter n'importe quoi sans préciser d'où ils le tiennent, et ils n'ont PERSONNE devant qui rendre des comptes...
CQFD, ou Sic Transit Gloria Mundi, comme on dit.
Vous avez tous entendu parler du scooter de Sarkozy, enfin de son fils. Ce qui nous avait valu, lundi soir sur TF1 (excusez-moi, je vais me laver la bouche, j'ai nommé cette chaîne), un trait d'esprit sans appel d'un jeune bobo fier de faire du bruit: "ouais mon fils s'est fait voler son scooter j'ai pu recuperer un poil de fesse de l'agresseur vous pouvez faire quelque chose?".
Il est vrai que l'incident est aussi déplorable que déplace, et que mobiliser les RG pour quelque chose de si dérisoire est proprement scandaleux.
Donc, depuis une semaine, la presse s'en donne à coeur joie, sur la double casquette ministre/candidat, Sarko est une crapule, etc.
La palme revenant aux guignols de l'info, tristement bien nommés, qui la semaine derniere caricaturant la série à succès "Les Experts" montraient un Sarko plus occupé à retrouver le scooter de son fils qu'à arrêter un pédophile ayant tué 22 gosses. On appréciera la délicatesse de l'humour et l'atteinte monstrueuse à un type qui, s'il n'est pas exempt de tous reproches, loin s'en faut, n'en est quand même pas là, je pense.
Or, si l'opposition (quelle opposition? mais si vous savez les types qui critiquent au lieu de construire... misère...) a stigmatisé cette fameuse double casquette, personne n'avait ouvertement commenté l'incident scooter, fait qui faisait quand même un peu tiquer...
Et bien la lumière est venue ce matin du Parisien. C'est bien la première fois que je l'achète, tiens, mais c'est bien le dernier endroit où je pensais trouver de l'info objective...
Le Parisien, où l'on apprend qu'Hollande et Royal avaient fait LA MEME CHOSE en 2003... Leur fils s'était fait agresser pour se faire voler son scooter. Vous allez me dire, les faits ne sont pas les même. Certes. MAIS le couple PS a non seulement sollicité les RG, mais aussi une division de la police scientifique...
Et bizarrement, cette info va repartir dans le warp aussi vite qu'elle en est sortie... C'est dommage, on va encore taxer les médias de partialité, eux qui revendiquent si fort leur eth... ehti.. ah non c'est vrai, ils ne connaissent pas le mot "éthique".
Précisons d'ailleurs que le Parisien revele que nombre de politiques, chanteurs, artistes, chefs d'entreprises, et ce de tous bords politiques, recourent régulièrement à ce genre de méthode.
Donc un coup de chapeau au journaliste qui a eu les cojones de sortir ça.
Je conclurai sur un constat effarant: il y a quelques années déjà, j'ai prêté assistance à la rédaction d'un rapport, devant le Conseil Economique et Social, sur la protection des citoyens face au développement des médias. Etude durant laquelle, d'ailleurs, certains journalistes avaient revelé qu'ils connaissaient depuis toujours l'existence de Mazarine, mais qu'ils ne l'avaient jamais revelé, sous la pression ou... parce que ca n'aurait pas interessé le chaland.
Passons.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est que la conclusion évidente de ce rapport était que les médias devaient se nantir d'un organe déontologique et éthique, qu'ils n'ont pas à l'heure actuelle. Oui, oui, vous avez bien lu. Ils peuvent alléguer le secret des sources devant les tribunaux, raconter n'importe quoi sans préciser d'où ils le tiennent, et ils n'ont PERSONNE devant qui rendre des comptes...
CQFD, ou Sic Transit Gloria Mundi, comme on dit.
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