Paris c'est une blondeuuuuuuuuuuuuh
Je reviens d'un périple fort jouissif, il est donc normal que j'use sans vergogne de mon blog pour exprimer ma satisfaction triomphante!
J'ai eu l'opportunité de me faire un petit séjout fort agréable récemment.
L'un des temps forts en a été l'hommage appuyé rendu aux Chateaux de la Loire par l'entremise de deux éminents réprésentants.
Le Chateau d'Amboise m'a inspiré un sentiment reservé. Si la demeure est superbe, vraiment rennaissance mais où l'on perçoit encore la trace des chateaux-forts, les intérieurs en ont déliberement été laissés plus ou moins vides, ce qui peut se comprendre, mais n'enleve pas un sentiment de frustration. La chapelle, en revanche, ravira les amateurs de gothique un peu chargés. Tout en preferant les structures plus aériennes, je ne bouderai pas mon plaisir.

Le Clos-Lucé, tout proche, a été la demeure de Léonard de Vinci. L'exposition n'est pas ininteressante, les maquettes permettant notamment de mesurer le génie de l'anticipation et la clairvoyance du bonhomme. reste toutefois un sentiment d'inachevé, là encore une legere frustration.
En revanche, Azay-le-Rideau vaut largement le détour. Son parc, en soi, est déjà un ravissement. Si vous vous y trouvez en fin de journée, le soleil rasant sur le chateau, plus léger que la plupart de ses comparses, risque de vous faire croire que vous revez.

Les collections de mobilier en sont riches et bien agencées, et l'ecalier est bel et bien le roi du chateau...

Mais incontestablement, le point d'orgue de ce périple fut le passage à Paris et surtout:

Par une chance insolente, j'ai eu l'opportunité de parcourir cette exposition. Je ne suis pas, pour tout dire, un grand connaisseur de peinture, tout cela reste pour ce qui me concerne fort instinctif. J'ai pourtant toujours eu un faible pour Picasso, qui réduit l'expression artistique à sa plus simple valeur, ne retenant que ce qui fait sens, et à cet égard, Guernica reste une moment d'anthologie pour moi.
Or donc, les musées parisiens, associés à la National Gallery de Londres, ont décidé d'unir leurs forces, avec l'aide de nombreux musées européens et mondiaux, pour rassembler les plus grandes oeuvres du maitre (sauf Guernica...) et les oeuvres qui les ont inspirées.
De prime abord, cela peut destabiliser. Picasso, dans ses oeuvres, copie, reproduit, paraphrase en tout ou partie des oeuvres légendaires, et son oeuvre est largement parcourue des traumas dus à la découverte de génies tels que Zurbaran, El Greco ou Manet.
Alors, Picasso, un imposteur?
Et plus l'on prgresse, plus l'on comprend. Comme il le dit lui-même non sans ironie: "Si nous étions d'éminents artistes-peintres, peut-être saurions-nous retranscrire les canons de l'esthétisme par notre talent, mais nous, les Manet, Cezanne, Goya ou moi, ne sommes que des peintres qui devons nous consacrer aux signes".
Et tout s'éclaire. Picasso recherche le signe. Qu'est-ce qui fait d'un homme un homme? Le nez? La bouche? les mains? Picasso ne va retenir, en désordre, que ces signes: ce seront ses créations cubistes, jusqu'à ces nus phantasmagoriques où il pousse son art dans ses derniers retanchements, refusant la convention de l'esthetisme et finalisant par là même le travail de Courbet.
Et Picasso, à la différence d'un imposteur honteux comme le sinistre Ben, a démontré largement tout le génie qu'il peut avoir en tant que peintre avant de se lancer dans sa création.
Picasso devient donc le guide de son hôte à travers l'histoire de l'Art, avant de devenir son enseignant pour la compréhension de l'art et de ses codes, qu'il détruit pour les transcender. Ainsi, il reprendra l'enlevement des Sabines, et tout en en écrasant les codes, en conserve toute la dialectique.


Si vous vous trouvez à Paris, et en avez le temps ou la chance, il serait criminel de rater ce moment artistique époustouflant, hommage magnifique à un maître qui ne vous paraitra plus si obscur.
Car, pour en finir avec ses propres termes: "enfant, je dessinais comme Raphael. Il m'a fallu une vie entière pour dessiner comme un enfant."
J'ai eu l'opportunité de me faire un petit séjout fort agréable récemment.
L'un des temps forts en a été l'hommage appuyé rendu aux Chateaux de la Loire par l'entremise de deux éminents réprésentants.
Le Chateau d'Amboise m'a inspiré un sentiment reservé. Si la demeure est superbe, vraiment rennaissance mais où l'on perçoit encore la trace des chateaux-forts, les intérieurs en ont déliberement été laissés plus ou moins vides, ce qui peut se comprendre, mais n'enleve pas un sentiment de frustration. La chapelle, en revanche, ravira les amateurs de gothique un peu chargés. Tout en preferant les structures plus aériennes, je ne bouderai pas mon plaisir.

Le Clos-Lucé, tout proche, a été la demeure de Léonard de Vinci. L'exposition n'est pas ininteressante, les maquettes permettant notamment de mesurer le génie de l'anticipation et la clairvoyance du bonhomme. reste toutefois un sentiment d'inachevé, là encore une legere frustration.
En revanche, Azay-le-Rideau vaut largement le détour. Son parc, en soi, est déjà un ravissement. Si vous vous y trouvez en fin de journée, le soleil rasant sur le chateau, plus léger que la plupart de ses comparses, risque de vous faire croire que vous revez.

Les collections de mobilier en sont riches et bien agencées, et l'ecalier est bel et bien le roi du chateau...

Mais incontestablement, le point d'orgue de ce périple fut le passage à Paris et surtout:

PICASSO ET LES MAITRES
au Grand Palais jusqu'en Février.
au Grand Palais jusqu'en Février.
Par une chance insolente, j'ai eu l'opportunité de parcourir cette exposition. Je ne suis pas, pour tout dire, un grand connaisseur de peinture, tout cela reste pour ce qui me concerne fort instinctif. J'ai pourtant toujours eu un faible pour Picasso, qui réduit l'expression artistique à sa plus simple valeur, ne retenant que ce qui fait sens, et à cet égard, Guernica reste une moment d'anthologie pour moi.
Or donc, les musées parisiens, associés à la National Gallery de Londres, ont décidé d'unir leurs forces, avec l'aide de nombreux musées européens et mondiaux, pour rassembler les plus grandes oeuvres du maitre (sauf Guernica...) et les oeuvres qui les ont inspirées.
De prime abord, cela peut destabiliser. Picasso, dans ses oeuvres, copie, reproduit, paraphrase en tout ou partie des oeuvres légendaires, et son oeuvre est largement parcourue des traumas dus à la découverte de génies tels que Zurbaran, El Greco ou Manet.
Alors, Picasso, un imposteur?
Et plus l'on prgresse, plus l'on comprend. Comme il le dit lui-même non sans ironie: "Si nous étions d'éminents artistes-peintres, peut-être saurions-nous retranscrire les canons de l'esthétisme par notre talent, mais nous, les Manet, Cezanne, Goya ou moi, ne sommes que des peintres qui devons nous consacrer aux signes".
Et tout s'éclaire. Picasso recherche le signe. Qu'est-ce qui fait d'un homme un homme? Le nez? La bouche? les mains? Picasso ne va retenir, en désordre, que ces signes: ce seront ses créations cubistes, jusqu'à ces nus phantasmagoriques où il pousse son art dans ses derniers retanchements, refusant la convention de l'esthetisme et finalisant par là même le travail de Courbet.
Et Picasso, à la différence d'un imposteur honteux comme le sinistre Ben, a démontré largement tout le génie qu'il peut avoir en tant que peintre avant de se lancer dans sa création.
Picasso devient donc le guide de son hôte à travers l'histoire de l'Art, avant de devenir son enseignant pour la compréhension de l'art et de ses codes, qu'il détruit pour les transcender. Ainsi, il reprendra l'enlevement des Sabines, et tout en en écrasant les codes, en conserve toute la dialectique.


Si vous vous trouvez à Paris, et en avez le temps ou la chance, il serait criminel de rater ce moment artistique époustouflant, hommage magnifique à un maître qui ne vous paraitra plus si obscur.
Car, pour en finir avec ses propres termes: "enfant, je dessinais comme Raphael. Il m'a fallu une vie entière pour dessiner comme un enfant."
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