PSssst...
Cela fait plusieurs jours que je me retiens de faire un article sur les "élections" au sein du PS. Il eut été facile de stigmatiser les guerres féroces que se livrent les partisans du retour au Miterrandisme, les soutiens du retour à une gauche décomplexée et clairement à gauche, les prudents et mesurés et enfin les tenants de la démocratie participative, qui consite je vous le rappelle à demander l'avis de tout le monde, sans jamais en avoir soi-même, pour être sûr de satisfaire la majorité (si vous trouvez à quel terme correspond cette définition du dictionnaire, bravo). On en est même arrivé au point où une candidate malheureuse envisage les recours devant les tribunaux et le recompte des voix, jusqu'à ce qu'elle gagne j'imagine, hypothèse dans laquelle elle se soumettra à la parole des urnes. Là encore, il aurait été tentant de faire du mauvais esprit, soulignant que dans ce parti comme dans tous les autres, les émargements et les magouilles électorales sont monnaie courante et l'oeuvre de tous, mais que s'en plaindre, c'est un peu comme si un russe blanc se plaignait des exactions de la mafia. Passons.
En tous cas, je connais un locataire de l'Elysée qui se frotte les mains, je le crains, et je plains sincerement les electeurs socialistes impuissants devant l'ivresse du pouvoir, alors que le pays aurait bien besoin d'un vrai parti de l'opposition.
Je prefere m'en tenir à une anecdote récente: je suis retombé hier sur un exemplaire de l'Express paru en mai 2008
où un militant, désabusé, s'exclamait: "au moins, l'élection du premier secrétaire, on peut pas la perdre!". Et bien si.