Tiens? Je vasi me re-foutre en rogne.

Publié le par Vassili

Hier, dans l'indifférence générale, s'est tenue une journée sans Sarko dans les médias.

Plus exactement, c'était le voeu pieux d'un sociologue de faculté qui était loin de les avoir, ses facultés.

Donc, ne voulant pas réagir sans comprendre, j'ai jeté un oeil aux motivations de cette initiative.

Raison officielle: la présence constante du chef de l'état dans les médias. Bon. Mais dans ce cas je ne vois pas pourquoi la sanctionner. Je m'explique, et j'espere ne pas déclencher de querelles partisanes: certes, Sarko est très (trop?) présent dans les médias.

Mais je pense que d'une part il a très bien compris le fonctionnement de la société aujourd'hui, qui est essentiellement médiatique. N'oublions pas que les Guignols représentent la source principale d'info pour les jeunes de 14-15 ans. En fait, il ne fait que retourner contre les médias leur tendance naturelle à fourrer le nez partout, sans prendre le temps élémentaire pour avoir le recul nécessaire, et encore moins d'éthique, naturellement. Ensuite, finalement c'est assez cohérent: si les francais se plaignent de l'opacité de la vie politique, venir expliquer régulièrement ses projets, actions, ambitions, etc, c'est la meilleure facon de generer de la transparence.

Enfin, et là je me place du point de vue des adversaires: d'une part, ils savent eux aussi recourir  aux médias en cas de besoin (montebourg, Hollande et Lang en tête), et enfin quel meilleur moyen de le pousser à la faute? S'exposer en permanence, c'est idéal pour être en premiere ligne en cas de chute. Et qu'on ne me dise pas que la droite a les médias dans la poche. Comme je l'ai déjà dit, un ancien sondage, relayé récemment par Marianne, qu'on ne peut pas soupconner de sympathie pour Sarkozy, a admis que 75% des journalistes se sentaient de tendances socialistes ou de gauche...

Trouvant donc la démarche curieuse, j'ai creusé plus avant.

Raison officieuse: le sociologue en question est un ancien candidat socialiste malheureux. Ca commence bien. Ensuite, dans ses interviews, il qualifie Sarko de Mr Karcher et de Mr Repression, avant de se draper dans sa dignité en se faisant le parangon de l'éthique et de la neutralité des médias. Relisez-bien la phrase, vous verrez sans problème tout ce qu'elle a de curieux.

Je laisse à chacun le soin de conclure ce qu'il veut.
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Publié dans Investigations

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