Votez Palmer!
Allez, ca fait un moment que je n'en ai pas posté, je vais donc m'offrir une petite critique cinéma...

Goodbye Bafana est un film réalisé par Bille August en 2006.
Elle raconte l'histoire de James Gregory, qui fut le gardien de Nelson Mandela pendant 25 ans. Dans une Afrique du Sud déchirée par l'Apartheid, où les noirs sont considerés comme un ennemi à abattre à peine humain, James Gregory va faire une sorte de voyage initiatique auprès du leader historique, de Robben Island à Victor Verster.
On y découvre un homme elevé dans la haine du noir, endoctriné à l'extrême, et travaillant dans l'administration pénitentiaire.
Mais, au contact de Nelson Mandela, son horizon va s'élargir. Il va chercher à comprendre le combat de Mandela au-delà des simples relais médiatiques, et tisser un lien fait de respect et d'amitié avec son prisonnier.
Le paradoxe de ce film est que son point fort est également son point faible. Suivre le parcours de ce gêolier permet de prendre la mesure (que, je le confesse, je n'avais jamais prise réellement) du degré de haine de l'époque, et de la desinformation systématique aboutissant à l'un des plus épouvantables conflits ethniques de l'Histoire. Le parcours de James Gregory est assez pertinent, psychologiquement parlant, et le film prend le temps d'installer la relation entre les deux hommes.
Reste néanmoins un double écueil: d'une part, le livre est tiré des mémoires de James Gregory, donc il n'est pas exclu qu'il ait un peu embelli son rôle dans cette histoire (un peu à l'image, dans un genre évidemment très différent, du personnage de Di Caprio dans "Attrape-moi si tu peux"). Ainsi, son amitié juvénile avec un jeune kaffir parait un peu cousue de fil blanc, même s'il est semble-t-il parfaitement authentique qu'il ait appris le dialecte sud-africain au contact des autochtones. D'autre part, à trop se concentrer sur James Gregory, on en oublie un peu de détailler le combat de Mandela. On parle du mouvement qu'il dirige, des actions qu'il mène, un peu de ses idéaux, mais pas assez en profondeur pour apprendre quelque chose sur l'homme et son oeuvre, ce qui est vraiment dommage...
En tête d'affiche, deux acteurs exceptionnels: un Joseph Fiennes tout en retenue, jouant le conflit intérieur avec justesse, et un Dennis Haysbert époustouflant de crédibilité et de charisme. La premiere scène où on l'apercoit le filme de dos, muet, et pourtant il écrase la caméra de sa présence et de sa force retenue. A noter, d'ailleurs, le travail des deux acteurs dans leur expression orale, Fiennes jouant l'accent sud-africain "blanc", tirant un peu sur le néerlandais, et Haysbert un accent Xhosa épatant, à 100 lieues de son rôle du Président Palmer dans la série "24". Petite mention aussi à Diane Kruger, dans son rôle d'épouse écrasée par l'idéologie dominante.
Reste que le film demeure une belle leçon d'histoire, riche d'émotions, et qu'il serait dommage de passer à côté s'il passe à côté de chez vous, ou plus tard en DVD...
Pour vous faire une idée, la bande-annonce:

Goodbye Bafana est un film réalisé par Bille August en 2006.
Elle raconte l'histoire de James Gregory, qui fut le gardien de Nelson Mandela pendant 25 ans. Dans une Afrique du Sud déchirée par l'Apartheid, où les noirs sont considerés comme un ennemi à abattre à peine humain, James Gregory va faire une sorte de voyage initiatique auprès du leader historique, de Robben Island à Victor Verster.
On y découvre un homme elevé dans la haine du noir, endoctriné à l'extrême, et travaillant dans l'administration pénitentiaire.
Mais, au contact de Nelson Mandela, son horizon va s'élargir. Il va chercher à comprendre le combat de Mandela au-delà des simples relais médiatiques, et tisser un lien fait de respect et d'amitié avec son prisonnier.
Le paradoxe de ce film est que son point fort est également son point faible. Suivre le parcours de ce gêolier permet de prendre la mesure (que, je le confesse, je n'avais jamais prise réellement) du degré de haine de l'époque, et de la desinformation systématique aboutissant à l'un des plus épouvantables conflits ethniques de l'Histoire. Le parcours de James Gregory est assez pertinent, psychologiquement parlant, et le film prend le temps d'installer la relation entre les deux hommes.
Reste néanmoins un double écueil: d'une part, le livre est tiré des mémoires de James Gregory, donc il n'est pas exclu qu'il ait un peu embelli son rôle dans cette histoire (un peu à l'image, dans un genre évidemment très différent, du personnage de Di Caprio dans "Attrape-moi si tu peux"). Ainsi, son amitié juvénile avec un jeune kaffir parait un peu cousue de fil blanc, même s'il est semble-t-il parfaitement authentique qu'il ait appris le dialecte sud-africain au contact des autochtones. D'autre part, à trop se concentrer sur James Gregory, on en oublie un peu de détailler le combat de Mandela. On parle du mouvement qu'il dirige, des actions qu'il mène, un peu de ses idéaux, mais pas assez en profondeur pour apprendre quelque chose sur l'homme et son oeuvre, ce qui est vraiment dommage...
En tête d'affiche, deux acteurs exceptionnels: un Joseph Fiennes tout en retenue, jouant le conflit intérieur avec justesse, et un Dennis Haysbert époustouflant de crédibilité et de charisme. La premiere scène où on l'apercoit le filme de dos, muet, et pourtant il écrase la caméra de sa présence et de sa force retenue. A noter, d'ailleurs, le travail des deux acteurs dans leur expression orale, Fiennes jouant l'accent sud-africain "blanc", tirant un peu sur le néerlandais, et Haysbert un accent Xhosa épatant, à 100 lieues de son rôle du Président Palmer dans la série "24". Petite mention aussi à Diane Kruger, dans son rôle d'épouse écrasée par l'idéologie dominante.
Reste que le film demeure une belle leçon d'histoire, riche d'émotions, et qu'il serait dommage de passer à côté s'il passe à côté de chez vous, ou plus tard en DVD...
Pour vous faire une idée, la bande-annonce:
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