UNO!
Ainsi donc, les plus sagaces d'entre vous auront noté, non sans stupeur, que vendredi dernier, Segolene Royal se prétendait avoir obtenu le mandat d'ambassadrice du Programme de Développement des Nations Unies.
Seul hic, l'institution s'est fendue, mardi soir, d'un démenti formel: Royal a donc menti, pour exister médiatiquement. Après son coup de fil pour se faire inviter au JT de France 2 samedi, en coupant l'herbe sous le pied de Martine Aubry et tout en méprisant les universités d'été du PS, elle montre une nouvelle fois sa conception pour le moins particulière de la politique...
Néanmoins, Segolene a trouvé le moyen de se fendre d'un communiqué pour se défendre :
" Elle a été sollicitée par le PNUD en raison du caractère exemplaire de la coopération décentralisée entre la région Poitou-Charentes et celle de Fatick, au Sénégal, pour une mission de représentation des régions du monde et de la coopération décentralisée.
À ce titre, elle est invitée par le PNUD à la réunion du 21 septembre à New York et au prochain sommet de Copenhague."
Nous sommes bien loin d'une ambassadrice, encore que si vous lisez attentivement cette "mise au clair", les termes choisis sont relativement ambigues, et laisse planer un doute sur sa fonction réelle, alors que la responsable du PDNU a clairement exprimé qu'elle n'avait rigoureusement aucune fonction auprès d'eux, si ce n'est d'être invité au titre, en effet, de la bonne coopération entre sa région et le Sénégal, mais sans mission de représentation.
Je n'ai pas de conseil à donner à un parti politique, mais en jardinage, généralement, on coupe les mauvaises herbes.