HULK SMASH!

Publié le par Vassili

Dernier-né des studios marvels, la surprise du chef:



L'INCROYABLE HULK
de Louis Leterrier, avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth et William Hurt


Marvel a eu, il y a peu, une idée géniale: la création de Marvel Studios. En ayant marre de voir ses icones être massacrées, à l'exception de Spiderman, la boite de comics a décidé de fonder son propre studio, pour être producteur exécutif de ses adaptations et avoir un droit de regard sur les films et leurs scénarios. Cela a donné récemment l'excellent Iron Man, dont je dis tout le bien que je pense ici.

On savait depuis longtemps que la Marvel n'avait pas digeré du tout le massacre orchestrée par Ang Lee sur Hulk. Le film se perdait dans une masturbation ininteressante, le Hulk n'apparaissait qu'au bout d'une heure, le final était pathétique, bref, un massacre. Or, il se trouve que Hulk est TRES populaire outre-atlantique. La Marvel a donc appuyé sur le bouton "reset" pour repartir de zéro.

Petit rappel: le docteur Banner a joué d'un peu trop près avec les rayons gamma... Depuis, lorsqu'il ressent une offense ou un choc émotionnel, une saisissante métamorphose s'opère. Bill Bixby dans... Mais je m'égare.

Pas tant que cela en fait puisque le film a clairement pour reference, devenue kitch avec le temps, mais qui avait imposé Banner comme un personnage attachant et déchiré, fugitif et en proie à un monstre intérieur.

A cet égard, le film débute avec un générique ultra-inspiré, où toute l'histoire est résumée en quelques instants, de nombreux plans renvoyant directement à la série. C'est d'ailleurs le cas pendant tout le film: premiere transformation, musique, cameos divers et variés. A noter que l'apparition de Stan Lee, tradition dans tous les films Marvel, est ici sans doute sa meilleure...

On découvre donc Banner, exilé au Brésil pour échapper à l'armée qui voit en Hulk une arme fabuleuse, vivotant au jour le jour, toujours en train de lutter pour se débarasser du titan vert. Mais l'armée est tenace, et la premiere demie-heure est une course-poursuite epoustouflante dans les favelas, jusqu'à la premiere apparition du behemot... Il est d'ailleurs magnifique: beaucoup plus humain dans son apparence, mais d'une sauvagerie incroyable, et on sent régulierement que Banner essaie de reprendre le controle du colosse. A l'inverse, plutot, comme Ang Lee, que de filer à Banner un reflet agressif dans le miroir, le film met Banner aux prises avec des visions issues de ses transformations, dont il ne se rappelle pas.

Parlons d'ailleurs de Banner. Norton livre une prestation pleine de justesse, et l'on voit qu'il a contribué au scénario. Le personnage est riche, complexe, tragique lorsqu'il est réduit à la mendicité et abandonné de tous, et la chasse que lui livre l'armée est très adulte.

Autre beau numéro: Tim Roth, en force spéciale de la Marine, tout à fait étincellant malgrè son metre 50 avec talonettes...

En revanche, Liv Tyler confirme son statut de "nana qui sert à rien, qui ne sait pas jouer mais qui attire le chaland". Elle est toujours très belle, mais elle est toujours aussi transparente...

Comme Iron Man, le point central du film n'est donc pas le héros mais bien l'homme qu'il dissimule, faisant de Hulk par moments un film intimiste et émouvant.

On notera d'ailleurs que Leterrier, petit frenchie, a bien bossé. Auteur des deux "Transporteurs", on lui connaissait un beau talent pour les scènes d'action. Si dans Hulk, elles ne sont pas toujours très lisibles, et même si les effets spéciaux, dans deux scènes, font un peu peine à voir, il reste que Leterrier a su rythmer les scènes energiques comme on feuillette un comics, et poser sa caméra pour saisir les scènes plus personnelles, sans génie mais avec application.

Bref, Hulk n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est un vrai film de super-héros: grandiose et titanesque, bien sûr, mais avec une vraie dimension humaine. Rien que pour cela, ce serait dommage de le louper.
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Publié dans Mon univers

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