Sic transit gloria moi-même

Publié le par Vassili

Joie et félicité de chaque mois de juin, nos chères têtes blondes s'atellent au bac, et plus particulièrement au bac philo, et tous les ans je me délecte de leurs sujets et de leurs souffrances.

Alors, comme tous les ans, un petit survol rapide!


Série L (autrement dit, la série qui sert à rien... je sors)

La perception peut-elle s'éduquer ?

Joli sujet, qui suppose de s'interroger sur les différents sens du terme perception et de l'éducation. Par perception, on peut entendre une dimension sensorielle, qui dès lors parait malaisée à éduquer, et dont nous sommes esclaves (Descartes) mais ne dit-on pas que le gout s'éduque, ou une dimension cognitive, auquel cas cela reviendrait à élargir le champ de la conscience et à ouvrir de nouveaux horizons.

I. La perception comme manifestation sensorielle
A. L'homme esclave de sa perception finie
B. La capacité de l'homme à progresser dans son approche sensorielle du réel

II. La perception comme volonté cognitive
A. De l'expérience comme facteur d'évolution
B. L'infini champ de la conscience

Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible?

Ah ah il se trouve que je bosse une thèse sur les indeterminations du biodroit, alors je nage en plein dedans! Question piège, par excellence, à laquelle on serait tenté de répondre que l'on ne peut connaitre le vivant que scientifiquement. Mais la connaissance n'est pas infinie, et tout n'est pas envisageable abstraitement (désolé Leibniz).

I. La science comme le support immédiat de la perception du vivant
A. L'approche systémique de la connaissance du vivant
B. La science comme ancre au réel dans l'analyse de l'infini vivant

II. La science comme un support insuffisant
A. Le vivant, un domaine que la seule science ne suffit pas à embrasser totalement
B. Les limites de tout systeme (references aux réalités scientifiques sujettes à caution, qui repose sur des certitudes contestables, nous dit Hume).


Série S (naturellement, ce qui se fait de mieux...)

  L'art transforme-t-il notre conscience du réel ?

Décidément, la conscience et la perception étaient au coeur du débat. Je pense que Descartes était au programme, entre autres.

Je pense qu'ici, l'on peut dire que l'art nous apporte dans notre connaissance du réel, mais que dire qu'il la tranforme revient à assimiler conscience et perception, ce qui n'est pas automatique.

I. De l'influence de l'art sur l'étendue de nos capacités de conscience
A. L'art comme vecteur d'extension de la capacité de pensée pure
B. La capacité de l'artiste à influer sur le réel

II. Une confusion entre la perception et la conscience
A. Conscience figée de ce qui nous entoure et perception dynamique
B. Le réel comme matière inaltérable stricto sensu
Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?


La vérité est, nul besoin de la démontrer, en réalite la démonstration ne prend de sens que dans l'opposition (processus cher à Diderot).

I. Le beau est la splendeur du Vrai (Platon)
A. La vérité affirmée sans filtre possible
B. Réel et acceptation

II. De la nécessité de la confrontation pour faire jaillir la vérité
A. La vérité, notion subjective
B. La confrontation de l'idée comme outil de joaillerie intellectuelle



Série ES (à qui ils servent eux aussi d'ailleurs? je re-sors)

  Peut-on désirer sans souffrir ?

Ah quel beau sujet... L'homme est un animal envieux, l'envie est un péché capital... Et le désir est une forme encore plus extreme de cette même envie...

I. L'homme expurgé de tout désir
A. L'intellectualisation sauve l'homme du désir (Leibniz, Valéry)
B. La fuite du désir par besoin de rédemption (Rousseau)

II. L'homme esclave du désir
A. Eve, Adam et la Pomme: L'homme marqué dans sa chair par le désir
B. La fuite impossible du désir engendre la souffrance (Rousseau)

  Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?

Un peu facile, comme sujet, classique en tous cas.

I. Gnothi seauton, connais-toi toi-même (Socrate)
A. L'impossible tache de se connaitre soi-même
B. Le philosophe, observateur perpetuel à la pudeur obligée...

II. L'enfer, c'est les autres (Sartre)
A. L'autre comme reflet de soi, donc sujet impossible à analyser
B. Soi, ce mystérieux inconnu source de toutes nos attentions



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Publié dans Billets d'humeur

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L
perso, j'ai eu 17 au bac L de philo, et je trouve ton plan sur la perception pourri ^^
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X
Quel talent ce Rod...Chapeau monsieur
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