Jeudi 17 septembre 2009
Au hasard de mails reçus ce matin (vous savez de ces mails idiots qui vous embelissent la journée), j'ai reçu un lien pour une vidéo que je qualifierais de... décalée?



Néanmoins, cette petite histoire me trottait dans la tête, j'ai donc fait quelques menues recherches, pour finalement trouver un article fort intéressant de l'Express, donc je vous recopie le substrat ci-dessous...



En butte à l'hostilité du PS, Ségolène Royal remet à plat son plan de bataille. Auprès d'elle, un homme prend une importance croissante: son nouvel ami. Au point de la fâcher avec les anciens?

A l'heure où les défections se multiplient autour de Ségolène Royal, l'ex-candidate à l'Elysée peut compter sur un renfort discret, dont l'influence se révèle croissante dans la bagarre politique. C'est André Hadjez, son compagnon. Un homme d'affaires de 58 ans. "Il m'a aidé à concevoir le nouveau site Internet de Désirs d'avenir", confie Royal. Un site "simplifié", "plus réactif", bâti en deux mois et doté d'une rubrique intitulée "Rétablir la vérité". Elle est destinée à démentir les rumeurs malveillantes. "Cette idée, c'est André qui l'a eue, un homme très doué en multimédia et... très amoureux", glisse Royal.

Une facture de 41 860 euros en suspens

Mais son rôle est loin de se résumer à quelques conseils et à un appui affectif. Depuis des semaines, Hadjez se démène pour décrocher des fonds. L'argent, c'est le nerf de la guerre en politique. A la mi-juillet, il fait parvenir, via Désirs d'avenir, une facture de 41 860 euros, dont L'Express a eu connaissance, à Pierre Bergé. Le patron de la fondation Yves Saint Laurent est, depuis longtemps, le principal soutien financier de Ségolène Royal. On lui demande de bien vouloir régler "des prestations nouvelles sur le site de Désirs d'avenir". Trois chantiers sont prévus: la création d'une "télévision sur Internet diffusant deux heures par jour", la mise en place d'une "boutique de vente de produits" estampillés Désirs d'avenir et l'installation d'une "arborescence téléphonique surtaxée pour produire des ressources".

La page d'accueil du nouveau site de Désirs d'avenir.

DR

La page d'accueil du nouveau site de Désirs d'avenir.

En voyant la note, les services comptables du mécène tiquent. Plusieurs éléments attirent leur attention. Tout d'abord, le prestataire choisi par Désirs d'avenir, l'entreprise Andecom, n'est pas un acteur connu du marché de l'Internet (il ne dispose pas de site). Selon les registres du tribunal de commerce de Paris, cette société vogue à mille lieues du cyberespace. Son objet est "l'édition, la distribution de livres, de jeux de société, l'édition, la publication de concept audiovisuel, la publicité, l'achat, la vente, l'exploitation des droits et licences liées au nom et à l'image de personnes et de marques". Et, surtout, ô surprise, son patron se révèle être un certain... André Hadjez! Un nom qui ne figure pas sur la facture. Du coup, le versement des 41 860 euros, dont le principe était pourtant acquis, est suspendu.

"Fond de poubelle"

Pierre Bergé était-il au courant que Désirs d'avenir l'avait sollicité pour verser de l'argent à la société du compagnon de Royal? "Je n'ai jamais eu connaissance de cette demande, je ne m'occupe pas de suivre chaque dossier", explique-t-il. Il prend déjà à sa charge les 8000 euros de loyer mensuel des bureaux de Ségolène Royal, boulevard Raspail, à Paris, ce qu'il continuera de faire jusqu'au printemps 2011 - soit un an avant la prochaine présidentielle, pour des raisons légales. Son collaborateur, Stéphane Chomant, qui gère les relations avec Ségolène Royal, se montre également laconique: "Tout ce que je peux vous dire est que l'incident est clos et que la page est tournée." Interrogé par L'Express, André Hadjez dément dans un premier temps, puis ajoute, sibyllin: "Je travaille, et quand je travaille, je facture à partir d'un devis. Et quand ce sont des amis, je fais des prix d'ami." Il poursuit: "Ma société est en train de changer d'objet et j'ai moi-même une grande expérience dans le multimédia."

Pour l'ex-candidate, cette affaire n'est que "fond de poubelle". "C'est étrange, grince-t-elle, chaque fois que j'avance, on me balance des boules puantes. Un coup, on explique que la maison Royal s'écroule, une autre fois que je suis isolée, ou que Bergé cesse de m'aider. Maintenant, on s'en prend à mon compagnon." Pour payer les maquettistes et autres professionnels qui ont bûché sur son site, Royal explique avoir déboursé 20 000 euros, tirés de ses "honoraires" reçus à l'occasion de conférences. "On me met des bâtons dans les roues parce que Désirs d'avenir monte en puissance", proteste-t-elle. Et de vanter le plateau d'artistes et d'intellectuels réunis pour la seconde édition de la Fête de la fraternité, le 19 septembre, à Montpellier, comme Jean-François Kahn, Ariane Mnouchkine. Et des groupes de musique locaux.

Coïncidence ou pas: l'arrivée d'André Hadjez dans le giron de Désirs d'avenir correspond, en tout cas, à un bouleversement de la stratégie et des équipes. Depuis cet été, c'est une avalanche de départs autour de Royal. Jean-Pierre Mignard, le parrain de deux de ses enfants, a quitté la direction de Désirs d'avenir et prend ses distances. Royal est, par ailleurs, en froid avec le producteur Dominique Besnehard. Elle reproche à celui qui l'accompagna depuis sa défaite à la présidentielle d'avoir critiqué Arnaud Montebourg et Martine Aubry dans un quiz de La Charente libre. L'agent des stars, qui a appris sa disgrâce dans la presse, se dit blessé: "Je garde à Ségolène mon admiration, mais je trouve que son recadrage était violent. En juillet, elle se montrait encore affectueuse", raconte Besnehard, qui n'en revient toujours pas. N'avait-il pas lancé cette pique, saluée alors par sa championne: "C'est plus difficile de bourrer le Zénith que de bourrer les urnes!" en référence au Printemps des libertés organisé par Martine Aubry dans une salle quasi vide, en mars dernier. Qu'importe, Royal affiche sa sérénité: "On me disait déjà seule au moment des primaires, et vous connaissez le résultat!" Au passage, elle annonce l'arrivée dans ses équipes de Béatrice Marre, l'ex-chef de cabinet de François Mitterrand à l'Elysée.

Plus incontrôlable que jamais, incapable de fidéliser son entourage, Royal parvient pourtant - et comme personne au PS - à peser sur le débat public. C'est qu'elle poursuit son face-à-face sans intermédiaire avec l'opinion. Sur la taxe carbone, sur le cumul des mandats ou sur les retraites des mères de famille, elle donne le la. Sa stratégie l'éloigne désormais toujours plus du PS, alors que Martine Aubry instaure les primaires ouvertes, l'encadrement du cumul des mandats, les consultations militantes... Bref, le programme de Royal! "Ségolène devrait être la dernière à pouvoir se plaindre", commente Mignard.

Pourtant, elle choisit de souffler le chaud et le froid avec la direction du parti, empêtrée dans les accusations de fraude aux élections internes, après la parution du livre Hold-uPS, arnaques et trahisons (Antonin André et Karim Rissouli - Ed. du Moment), censé dévoiler un système de triche en faveur de la maire de Lille. Parallèlement, Royal délaisse son courant au sein du PS, L'Espoir à gauche, qui tombe dans l'escarcelle de son ex-lieutenant Vincent Peillon. Son nouveau dada est ailleurs. Elle veut transformer Désirs d'avenir en ONG internationale: "Je vais déposer mon dossier dans quelques jours à la Commission européenne."

La reine de la démocratie participative slalome sans consulter les adhérents de Désirs d'avenir, dont le nombre est officiellement passé de 10 000 à 6500. "Les militants sont dans le questionnement sur l'avenir", reconnaît Christine Frey, qui coordonne le mouvement à Paris. Royal, qui aime prendre tout le monde à contre-pied, doit maintenant les rassurer. Et les convaincre que le zigzag peut être un art.


Etonnant, non?

Ah et pour ceux qui penseraient que je n'ai retenu que les passages à charge de l'article, voici le lien

Par Vassili - Publié dans : Billets d'humeur
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Mercredi 16 septembre 2009
La rentrée étant fort chronophage, je me contente en ce moment de petites mises à jour rapides, de ci de là.

Par exemple, quand la tentation se fait trop forte...

- Hier, Segolene est intervenu sur TF1. Après avoir qualifié Aubry de "ça" ("ça a triché, on le sait bien"), avoir remué ciel et terre et s'être gargarisé du scandale de la triche, elle a fait ce qu'elle sait le mieux faire: machine arrière toute! En effet, hier, dans ce même JT, elle déclarait vouloir s'unir à Aubry pour une action contre les auteurs. Faisons le point: pour les amnésiques, elle aura soulevé le lièvre de la triche, discrédité Aubry, puis tourné casaque envers ses petits soldats de TF1 au nom de la soi-disant union du PS et d'un manoeuvre ignoble... Bon, soit, la manoeuvre est grossière, elle n'agit ainsi que parce que certains lui ont expliqué que si elle insistait sur cette voie ils se feraient un plaisir de fournir à la presse quelques éléments fort intéressants sur les votes dans le Poitou-Charentes, par exemple... Mais ça peut marcher sur les amnésiques.

- Brice Hortefeux aurait déclaré en arrivant au Conseil Francais du Culte Musulman lundi soir: c'est plein de bougnouls ici! D'après un communiqué publié peu après, il aurait dit: 'pas du tout, je parlais des auvergnats, je disais "c'est plein de bougnats ici".

- Le gouvernement nous offre la loi Hadopi. Moi, qui tient un blog, vous, qui téléchargez des freewares, nous sommes tous, au regard de cette loi, des criminels dignes d'être trainés devant les tribunaux. Bravo les connards. Pendant ce temps, les vrais téléchargeurs ont trouvé la parade depuis belle lurette.

- Il semblerait que nos bons amis de France Telecom, très en vue en ce moment, ait publié ce matin dans Le Parisien ou Libération une pub montrant un homme la tête en bas avec en slogan "une offre renversante"... Merci beaucoup à celui ou celle qui m'en donnera le lien. Je suis sur de l'image, moins du logo, mais par les temps qui courrent, c'est fort.

- Enfin, l'Etat français ne pourra pas dissoudre l'Eglise de Scientologie à la faveur d'une loi qui interdit la dissolution d'une secte pour escroquerie, loi passée en douce en mai dernier... Le Gouvernement prétend qu'il va prendre une nouvelle loi pour corriger le tir. Problème, en droit pénal, une nouvelle loi moins favorable n'est pas applicable rétroactivement. C'est donc la loi inique qui va s'appliquer... Pauvre France.
Par Vassili - Publié dans : Billets d'humeur
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Jeudi 3 septembre 2009
Ce qu'il y a de bien avec l'actualité politique, c'est que lorsque l'on s'efforce de la suivre attentivement, on trouve toujours quelques motifs pour s'amuser gaiement...

Ainsi donc, les plus sagaces d'entre vous auront noté, non sans stupeur, que vendredi dernier, Segolene Royal se prétendait avoir obtenu le mandat d'ambassadrice du Programme de Développement des Nations Unies.

Seul hic, l'institution s'est fendue, mardi soir, d'un démenti formel: Royal a donc menti, pour exister médiatiquement. Après son coup de fil pour se faire inviter au JT de France 2 samedi, en coupant l'herbe sous le pied de Martine Aubry et tout en méprisant les universités d'été du PS, elle montre une nouvelle fois sa conception pour le moins particulière de la politique...

Néanmoins, Segolene a trouvé le moyen de se fendre d'un communiqué pour se défendre :

" Elle a été sollicitée par le PNUD en raison du caractère exemplaire de la coopération décentralisée entre la région Poitou-Charentes et celle de Fatick, au Sénégal, pour une mission de représentation des régions du monde et de la coopération décentralisée.

À ce titre, elle est invitée par le PNUD à la réunion du 21 septembre à New York et au prochain sommet de Copenhague."

Nous sommes bien loin d'une ambassadrice, encore que si vous lisez attentivement cette "mise au clair", les termes choisis sont relativement ambigues, et laisse planer un doute sur sa fonction réelle, alors que la responsable du PDNU a clairement exprimé qu'elle n'avait rigoureusement aucune fonction auprès d'eux, si ce n'est d'être invité au titre, en effet, de la bonne coopération entre sa région et le Sénégal, mais sans mission de représentation.

Je n'ai pas de conseil à donner à un parti politique, mais en jardinage, généralement, on coupe les mauvaises herbes.

Par Vassili - Publié dans : Billets d'humeur
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Mardi 1 septembre 2009
La rentrée, c'est moche. Soyons fous, n'ayons pas peur des mots: c'est nul.

Donc, en ces temps de grisaille, le bienveillant individu que je suis a décidé de tenter de vous faire sourire avec, notamment, quelques petits éléments savoureux de sous-culture qui seront très chics en soirée mondaine... ou pas.

Ainsi donc, vous apprendrez avec délice que la communauté des Geeks manifeste son refus, son dégout ou son desinteret avec l'expression "do not want". Où est donc l'interet de cette assertion, puisque de toutes facons littéralement cela signifie "ne veux pas".

Et bien tout vient d'une petite anecdote: nous sommes en 2005. L'épisode 3 de la Guerre des Etoiles s'annonce. Mais une copie de travail piratée circule d'ors et déjà sur le net, avec minuteur et tout le toutim. Alors que la copie finit par arriver en Chine, des petits malins décident de la sous-titrer, plus ou moins correctement, mais artisanalement, en mandarin. Puis, la copie reprend son petit bonhomme de chemin jusque chez d'autres anglophones. Et là, notez le vice, au lieu de sous-titrer directement la version d'origine, ils décide d'utiliser l'un des interpretes automatiques que l'on trouve sur le net... pour retraduire le mandarin en anglais!

Cela donne une version au moins approximative, au mieux n'importequoitesque, mais assez comique... Et l'origine de l'expression se trouve, pour les plus impatients, vers la toute fin de la vidéo...



Pour ceux que cette anerie pourrait amuser, je vous propose donc un nouveau jeu: un site internet s'est mis en tête de proposer, en partant d'une phrase anglaise, de la traduire en japonais, puis en anglais, et ainsi de suite, jusqu'à tomber sur une boucle, à savoir une traduction qui se repete à l'envi. Résultats cocasses garantis, et je vous conseille de taper "may the force be with you" pour mesurer la sottise de la chose...

Ca se passe sur ce site, ca s'appelle Translation Party, c'est idiot, donc indispensable.

Enfin, pour finir en beauté, une vieille pub, toujours aussi rafraichissante...



Par Vassili - Publié dans : Craquages
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Lundi 31 août 2009
Après mon coup de sang d'hier, et mon coup de coeur, aujourd'hui je vais renouer avec un petit bréviaire d'actu, parce que quand même, hein, faut pas se laisser aller en ce lundi de rentrée!

- Congrès du PS ce week-end. Deux thèmes principaux de discorde. Le premier concerne la tenue ou non de primaires. Or, nul n'est dupe, les électeurs qui se mobilisent le plus pour ces primaires sont les jeunes, c'est-à-dire ceux qui sont le plus, selon les études, receptifs à la démagogie, et qui surtout n'ont pas le vécu politique pour discerner de bonnes réformes d'un désastre annoncé (cf 2007). Par conséquent, on a d'un côté les jeunes loups ou les candidats en manque de projet qui appellent la réforme de leurs voeux, et de l'autre les vieux cadors, usés jusqu'à la corde certes, mais un peu plus experimentés, qui savent très bien ce que ce genre de systeme leur reserveraient. Et les partisans de dire que c'est ainsi qu'Obama a été élu. Oui. Par son parti. Pour que le PS gagne en 2012, il faut donc qu'ils envoient un Obama. Or, ils ont prouvé en 2007 en virant DSK qu'ils ne savaient pas élire un candidat consensuel, que les sondages donnaient gagnants, parce qu'il pronait une économie louchant un peu sur la droite. On ne change pas une équipe qui perd.

Autre motif de coups de génie à répétition: la fameuse taxe carbone. Soyons clairs, de mon point de vue, qui se trouve être le majoritaire chez les économistes puisque je n'invente rien en la matière, ne connaissant pas grand chose à la question: le meilleur moyen de relancer une économie est de réduire les prelevements directs. Taxe Carbone = prelevement direct = connerie. En dehors de cela, on a assisté à un très beau numéro d'équilibriste. Samedi, devant son invitée Vert, Martine Aubry soutenait la taxe Carbone. Le soir-même, Royal, toujours très respectueuse de la ligne du parti, soutenait sur TF1 (pour une fois à juste titre) que cette taxe était inique. Dès le lendemain, Martine pourfendait à son tour la taxe honnie, montrant au passage de belles qualités de gymnaste intellectuelle.

Couronnons le tout avec le nouveau cheval de bataille, le cumul des mandats: aucun candidat PS ne s'y oppose, mais tous le font croire. Ils savent très bien qu'une loi limitant le cumul des mandats ne passera sans doute jamais, mais ca leur permet de faire une belle opération de com démago.

Hélas, a priori, ce n'est pas demain que la France jouira d'une opposition constructive et utile, et à l'UMP on doit dormir sur ses deux oreilles... et la queue.

- Au Japon, l'alternance a enfin eu lieu. On a pu lire, de ce fait, énormément d'aneries. Le candidat élu, présenté comme le Kennedy japonais, a surtout été élu sur un programme promettant des montagnes de yens à tout le monde. Problème, dans un pays totalement ruiné (sa dette est égale au double de son PIB...), il va falloir faire pousser de l'argent dans les arbres. Et le présenter comme le nouveau Kennedy tout en le disant de gauche prouve bien que les journalistes ont fait la même confusion qu'aux USA: techniquement, il n'y a pas de gauche au Japon, il y a une droite "dure" et une droite "sociale". De la même manière, on s'efforce de taxer la "droite" de conservatisme, et la "gauche" de progressisime. Au delà du parti pris éhonté d'étiquettes pareilles, cela correspond là encore à un flou artistique des plus malvenus: il n'y a pas plus de parti du progrès que du passéisme, et ce quel que soit le pays. En France, par exemple, certains élus de droite ont des désirs d'avenir (désolé j'ai pas pu résister), tandis qu'à gauche les mitterrandiens commencent à se couler tout seul dans le formol.

- Une note plus légère: l'Etat français donne la chasse aux évadés fiscaux. Formidable, enfin des sanctions exemplaires (même s'il faudra m'expliquer ce qui interdit d'ouvrir un compte à l'étranger). Seulement voilà, nos petits camarades rois de l'évasion... ont jusqu'en décembre pour régulariser. Iles Caiman j'écoute?

- Encore plus léger, Teddy Riner est devenu, à 20 ans, champion du monde de Judo des plus de 100 kgs pour la 3eme fois (en comptant son titre toutes catégories). Le jeune français confirme qu'il est donc bien le numéro 1 actuel, et il ne reste plus qu'à espérer que les journalistes et les médias ne s'interessent pas trop à lui, tant son indolence est bien son arme numéro 1. On a vu trop de champions annoncés s'effondrer après un excès de pression médiatique, or là nous tenons peut-être un grand champion, beaucoup plus technique que Douillet. Et puis j'avoue que pour la conquête de son premier titre, en 2007 (juste après les championnats d'Europe, remportés également, et alors que c'étaient ses deux premieres compétitions internationales), il m'avait bien amusé le colosse. Arrivant avec un culot et un naturel incroyables, il avait plié tous ses adversaires, y compris le champion du monde sortant dès les demies-finales au terme d'un match où il l'avait allégrement fessé... Et hier encore, alors qu'il ne portait pas sa médaille toute fraiche et qu'un journaliste l'interrogeait sur cette absence, il a répondu "oh moi je suis déjà passé à autre chose". Il me plait bien ce petit.
Par Vassili - Publié dans : Billets d'humeur
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