Mercredi 4 mars 2009
Un peu plus de legereté après ce billet un peu glauque, il faut bien l'avouer...

Comme ceux qui me lisent le savent (merci à vous 3), je suis assez amateur de foot. Or donc, dimanche soir, je regardais un florilege du football européen. Ne partez pas tout de suite, non-footeux, je vais tacher de ne pas être trop pointu et d'être un minimum interessant...

La mode actuellement, est aux joueurs puissants, efficaces techniquements, ce qui n'exclut pas un certain raffinement, comme le Gallois Ryan Giggs.

Mais depuis quelques temps, il n'y a plus trace de ces joueurs qui manifestaient de "l'intelligence du jeu", comme on disait à l'époque, disons plutot une certaine lecture du jeu. Attention, ne confondez pas avec le sens du jeu de Zidane par exemple, qui va lui permettre d'orienter le jeu.

Il s'agirait plutot d'une qualité défensive qui s'est beaucoup perdue. C'est assez logique, en vérité: on demande à un défenseur un gabarit solide, une bonne relance, parfois une bonne lecture des trajectoires. On demande à un milieu défensif sensiblement la même chose, avec un petit talent pour nettoyer un ballon et le remettre vers l'avant.

Mais ce dont je vous parle, c'est de ce type de joueur qui parvient à faire totalement déjouer l'adversaire, ou le maitre à jouer adverse, un joueur qui est systématiquement le grain de sable dans le dispositif adverse.

Et le meilleur exemple de ce type de joueur, celui auquel j'ai envie de rendre grâce aujourd'hui c'est...




CHRISTIAN KAREMBEU!

J'en entends déjà vociférer, le qualifier de chèvre ou autres.

Repensez-y.

Comment une "chèvre" aurait-elle pu jouer au Real aussi longtemps?

Comment aurait-elle pu s'imposer, sans forcer, auprès d'entraineurs et de tacticiens de renom

Parce que Karembeu, en tant que joueur pro, avait cette qualité qui s'est perdue, et qui n'a pas échappé à Jacquet.

Prenons, comme témoin, France 98, qui parlera sans doute plus aux amateurs que le parcours de Christian au Real Madrid, pourtant fort parlant.

Beaucoup ont dit qu'on n'avait pas vu Christian Karembeu. C'est vrai. Et c'est normal.

Car le Kanak, pendant les matchs, n'avait qu'une mission: transmettre correctement les ballons reçus, soit, mais surtout bloquer totalement le leader adverse.

En 1/4 de finale, la France rencontre l'Italie. Karembeu écoeurt coup sur coup Baggio et Di Biagio, qui ne seront pas les métronomes qu'ils pouvaient être.

En 1/2 finale, c'est Zvonimir Boban, le chef d'orchestre croate, qui balbutie son football, de l'avis des observateurs. Tous ses ballons sont interceptés par Karembeu, il ne trouve jamais de solution.

Enfin, en Finale, Karembeu livre la copie parfaite. En quoi consiste son jeu? Il doit totalement isoler le 10 adverse. Couper ses trajectoires, intercepter ses passes, le priver de solution. Si Karembeu n'est pas très visible sur le terrain, qui se rappelle la prestation de Rivaldo? Ah bon, il a joué Rivaldo. Vous voyez que vous non plus vous ne l'avez pas vu. Merci Christian.

Et peu importe qu'il ne joue que 60 minutes, en général. Il laissait sa victime sur le terrain à bout de nerfs, comme une âme en peine, et surtout plus bonne à rien.

Alors 11 ans plus tard, il n'est pas trop tard pour dire merci à un joueur de l'ombre qui aura bien rendu service à l'épopée 98. Car si une équipe adverse avait eu un joueur de ce style, peut-être est-ce Zidane qui aurait été muselé, et dans le foot actuel où les vrais numéros 10 se font rares,  il y a peu de chances qu'un joueur de ce style refasse parler de lui de si tôt...
Par Vassili - Publié dans : Billets d'humeur
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Mercredi 4 mars 2009
Il y a quelques jours, samedi dernier pour être exact, un fait divers détestable se produisait en France.

Un garçonnet de 5 ans avait poignardé au thorax, sa sœur aînée, âgée de 10 ans... car elle ne voulait pas lui prêter sa console de jeu. Le drame s'est passé à Uckange (Moselle), hier, tandis que la mère, seule avec ses enfants, dormait dans sa chambre, après avoir travaillé toute la nuit.

Évidemment, dans un cas pareil, la sacro-sainte question tombe toujours. Comment un enfant de cet âge peut-il arriver à ce genre de chose ? Misère sociale ? Éducation ? Le maire de la commune, Gérard Léonardi, ne se l'expliquait pas. Par contre, comme toujours, d'autres avaient un avis péremptoire là-dessus.

C'est le cas de Marie-France Alnot, psychologue et psychanalyste de son état. "Il est vrai qu'on voit des enfants de plus en plus jeunes commettre des actes de grande violence". Elle attribue cette tendance à la multiplication des images violentes sur les écrans qui entourent les enfants. Ceux-ci "n'évaluent pas la réalité des choses". D'après elle, cela pourrait s'expliquer par "une intolérance à la frustration".

Bien sûr, le rôle des parents, dans cette histoire, n'avait rien à y voir. Comme toujours... Bien évidemment, les grands médias se gargarisaient, montrant à l'envi des images de GTA joué par des mineurs. Il est vrai que cela risquait beaucoup moins de faire perdre des télespectateurs que d'expliquer aux parents qu'ils étaient mieux à même que quiconque de surveiller leurs enfants.

Seulement, panique à bord, et nouveau discrédit pour les médias toujours prompts à partir à l'abordage, ca ne s'est pas du tout passé comme ça. Le coupable c'est... la mère.

En effet, la jeune femme avait eu une altercation avec sa fille, laquelle s'engueulait avec son frère au sujet effectivement d'une console de jeu. La fille a frappé sa mère, ce qui en soi est déjà consternant, mais mieux encore, la mère a poignardé sa fille...

C'est le légiste qui, le premier, a soulevé qu'une telle blessure ne pouvait pas être l'oeuvre d'un enfant de 5 ans.

Et la mère, par peur de la prison, avait convaincu son petit garçon de "porter le chapeau".

En creusant un peu, on a découvert que les parents se hurlaient dessus, que la petite fille était fort perturbée... Bref, autant d'éléments qui, s'ils avaient été un minimum creusés, auraient évité aux grands médias d'information de se couvrir de ridicule en proclamant encore un lien entre ce genre de faits divers et le jeu vidéo. Selon les psys, ne l"oublions pas, l'acte venait de ce que l'enfant était trop coutumier d'images violentes, et avait surement pris le couteau pour un jouet de dinette.

1- Ils se sont plantés
2- Même s'il avait vraiment pris le couteau pour un élément de dinette, ca n'a donc rien à voir avec les jeux
3- Dans tous les cas il n'y a même jamais touché
4- La seule influence néfaste est celle des parents, pas besoin d'aller chercher beaucoup plus loin.

Comprenons-nous bien, il n'y aucune gloriole ni même aucune satisfaction du type "j'avais raison", il reste une petite fille blessée, une famille brisée. Mais cela relance, une fois de plus, le débat sur la qualité des médias en France, et pas seulement son acharnement commode sur le jeu, puisqu'un examen attentif de l'actualité médiatique vous montrera que les conclusions à l'emporte-pièce sont légion.
Par Vassili - Publié dans : Investigations
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Dimanche 1 mars 2009
Il a drôlement changé Mickey...



Comme quoi il faut se méfier: il peut y avoir un danseur sous le costume... Et de hip hop qui plus est. Rappelons que les costumes sont extremement lourds, et notez bien que le danseur reste quand même de son rôle...
Par Vassili - Publié dans : Craquages
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Dimanche 1 mars 2009
Aaaaaaaaaah! Pour une fois, et comme le montre ce singulier grognement de satisfaction, je suis très satisfait du récent palmarès des Césars!

J'avoue que je redoutais deux choses: un raz-de-marée de Mesrines, ou une gigantesque masturbation bobo autour de drames sociaux pouilleux avec des familles déchirés, car en France, jusqu'à présent, à moins de 3 cancers et de 2 tuberculoses, on n'avait pas de prix!

Premier constat, Mesrines, malgré 10 nominations, n'a reçu que deux Césars, et pour le coup, ils les méritaient bien. Je vais être tout à fait sincère, je n'ai pas vu le film. J'esperais vraiment un beau polar, bien troussé, et impartial. Or, dès l'affiche, le ton était donné: Mesrines dans une image vaguement christique, semblant ceint d'une couronne d'épines, du sang dégouttant de son front (allusion fine je suppose à la polémique entourant sa mort, légitime défense ou mise au silence), toujours est-il que je n'ai pas voulu cautionner. Peut-être ai-je eu tort, mais je me suis rabattu sur la Bande à Baader, qui m'a beaucoup plu.

Bref.

Néanmojns, je reconnais volontiers deux choses: je n'apprécie pas le personnage Cassel, mais l'acteur est talentueux. Quant à jean-Francois Richet, il a un style et un sens du rythme très particuliers, auxquels les américains eux-même ont été réceptifs en lui confiant le remake du cultissime "Assaut" de Carpenter, avec une certaine réussite. Donc, meilleur acteur et meilleur metteur en scène, ca me parait tout à fait honnête.

Mais ma grande satisfaction ne vient pas de là, mais bien du triomphe de Séraphine.

Je ne suis pas du tout (mais alors du tout) branché bobo-Telerama et assimilés. Si vous lisez parfois ces colonnes (merci à vous 5), vous avez déjà dû le ressentir... Mais Séraphine n'est pas du tout un de ces films sur lesquels les Césars ou Cannes se tripotent, type la Graine et le Mulet, l'Esquive, ou que sais-je encore.

Séraphine reprend l'histoire d'une jeune bonne, qui peint à ses heures perdues et qui est convaincue que les anges guident sa main. Discrétement, elle récupère donc couleurs et matériels, jusqu'à ce que son talent soit reconnu par un génie de passage. S'ensuivra une descente éprouvante dans une folie mystique.

Séraphine ne méritait peut-être pas le meilleur son, la meilleure musique, etc. Et pourtant, aucun autre film ne le méritait davantage. Parce que même si individuellement d'autres films pouvaient soutenir la comparaison, l'ensemble fait de Séraphine un univers cohérent, à l'identité forte et unique, un projet tout entier voué à son sujet. Au coeur de cet univers, Yolande Moreau donne vie à Séraphine avec une justesse remarquable à son héroïne, notamment dans la derniere partie du film, où elle arrive à dégager une démence à la fois sourde et légère, dans une prestation qui la confirme une nouvelle fois dans son statut de meilleure actrice francaise, et de loin. Et oui, on peut avoir l'air con et un accent pour parler aux vaches, et dégager une intelligence et une profondeur dans son jeu de premier ordre. De quoi faire méditer Monica Bellucci.

Enfin, un dernier mot sur les décors: conçu comme des natures mortes ou des tableaux de l'époque, avec un éclairage extremement sobre qui met encore davantage en avant la moindre éclaboussure de couleur, ils achèvent de faire de Séraphine un film sur l'art et les artistes et j'espere vraiment que, cette fois-ci encore, le lauréat des Césars aura droit à une nouvelle vie en salle, parce que pour une fois, c'est mérité.
Par Vassili - Publié dans : Mon univers
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Lundi 23 février 2009
Petit article trouvé ce matin:

Qui ? Ségolène Royal, ex-candidate du PS à la présidentielle.
Où ? Depuis Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) où elle a rencontré les responsables du LKP.

Le contexte: Après la mort d'un syndicaliste sur l'île, des représentants de la gauche française se sont rendues en Guadeloupe pour rencontrer les leaders du mouvement contre la vie chère.

Mais le gouvernement, hormis Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, est resté à Paris.



Bonus-tracks:

- "Je serais en responsabilité, je puis vous assurer qu'il y aurait un ministre en permanence nuit et jour pour accompagner les négociations."

- "Si M. Jégo est déconsidéré, peut-être que M. Fillon peut venir. Les Guadeloupéens apprécieraient sa présence pour les négociations."

- "Dans certaines familles, on n'arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française."


De la récupération charognarde, j'en ai vu. Mais à ce point-là...

Par Vassili - Publié dans : Billets d'humeur
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